Météorologie au Locle

Observations, prévisions, analyses

Bulletin du 11 janvier 2026

Mise à jour du jeudi 15 janvier 2026

Les mises à jour des modèles de prévisions ces deux derniers jours mettent en évidence le caractère sec des conditions météorologiques dans notre Massif à compter d’aujourd’hui et à minima jusqu’en fin de semaine prochaine. Dès lors, aucune chute de neige (ni d’une autre substance d’ailleurs) n’est à espérer dans notre vallée, ce qui est navrant compte tenu de la fonte massive du manteau blanc actuel.

Certes, comme évoqué un peu plus tôt, la masse d’air devrait s’assécher à compter de ce jour. Cela permettrait d’une part de décélérer cette fonte, et d’autre part de favoriser le rayonnement nocturne. Dés lors, ce qui reste de ce manteau neigeux pourrait regeler chaque nuit si le vent est nul et que la nébulosité n’est pas compacte au-dessus de notre région.

A partir de cette fin de semaine, les talwegs en provenance de l’Atlantique devraient bifurquer en direction de la péninsule ibérique, puis s’enfoncer dans le continent nord africain. Ce processus ne fait plus guère de doutes désormais, et il est prévu perdurer plusieurs jours.

La plongée de bas géopotentiels sur le bassin méditerranéen devrait entraîner la constitution d’un vaste anticyclone sur l’Europe centrale et la Fennoscandie. Ces hauts géopotentiels devraient, selon les modèles de prévision actuels, s’étendre par la suite encore davantage vers le nord, possiblement au-delà du Svalbard. A cette échéance, le vortex polaire troposphérique devrait être bien désorganisé, ce que confirme le modèle américain ce soir.

Nous pouvons donc observer, sur l’illustration ci-dessus, les caractéristiques météorologiques suivantes.

  • Une poussée de hauts géopotentiels au-delà du Svalbard.
  • Une autre puissante crête anticyclonique sur le Pacifique.
  • Une vaste zone d’air froid sur l’est du continent nord américain.
  • Une vaste étendue d’air froid entre la Sibérie orientale et l’ouest de la Russie.
  • Des basses pressions sur le nord de l’Afrique et le bassin méditerranéen occidental.
  • Une forte activité dépressionnaire en sortie du continent nord américain, qui recouvre tout l’Atlantique nord et dont les talwegs plongent en direction de la péninsule ibérique à l’approche de l’Europe de l’ouest.
  • Un anticyclone des Açores parfaitement à sa place.

Comment cette situation météorologique, au demeurant très intéressante, va-t-elle évoluer ?

  1. Allons-nous nous trouver sous l’influence d’un courant continental froid mais sec ?
  2. Allons-nous rester, comme en ce moment, au carrefour de toutes ces influences, et donc observer la prolongation de ce temps doux et en partie ensoleillé (en altitude) , avant la mise en place d’un régime météorologique plus tranché ?
  3. Le courant perturbé en provenance de l’Atlantique parviendra-t-il à s’enfoncer plus franchement dans le continent ouest européen, et donc finir par nous influencer ?
  4. Un autre scénario non encore discernable parviendra-t-il à s’imposer, comme l’émergence d’une crête anticyclonique sur l’océan Atlantique ?

C’est la grande question en ce moment que se posent celles et ceux qui espèrent encore des conditions hivernales dans notre pays avant ce printemps. En toute franchise, il n’est pas encore possible d’y répondre pour l’instant car les modèles détermistes sont loin d’être en phase ni constants en ce moment à ces échéances. Si l’on tient compte des modèles ensemblistes, nous pouvons cependant constater que le drain constitué d’air froid d’origine continentale gagne un peu de terrain ce soir, et semble se rapprocher peu à peu de notre pays.

Comme il ne s’agit que d’un seul modèle et d’une seule réactualisation, il convient de prendre un peu de recul avec cette prévision, et scruter également les autres modèles ces prochains jours pour constater si cette tendance devait s’affirmer ou pas.

Je termine cette mise à jour en insistant sur la prolifération d’articles mensongers sortis dans la presse numérique ces derniers jours et qui relatent une vague de froid majeure à compter de fin janvier. Rien ne permet de l’affirmer ni l’infirmer pour l’heure. Il faut rester pragmatique et informer le public lambda qu’une vague de froid (comme celle de février 2012 par exemple) ne peut se confirmer que quelques jours seulement avant l’événement. Certes, les prévisions à long terme soulignent pour l’instant la possibilité d’un temps très froid, mais pas sur notre pays, à l’est de celui-ci ; et cela ne représente qu’une hypothèse parmi d’autres. Ce qui est presque acquis en revanche, et comme cela a été mentionné au début de cet article, c’est l’absence de précipitations et le maintien de températures douces pour la saison dans notre Massif probablement jusqu’en fin de semaine prochaine au moins. C’est moins racoleur, mais il s’agit de la réalité météorologique actuelle.

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