Mise à jour du mardi 13 janvier 2026
Il est presque acquis désormais qu’aucune chute de neige significative dans notre Massif ne serait en mesure d’y tomber à une échéance d’une dizaine de jours. En effet, le courant perturbé devrait être dévié en direction du bassin méditerranéen à partir de la fin de cette semaine. Mis à part un front peu actif et de brève durée entre la fin de nuit de mercredi à jeudi et jeudi matin, où quelques pluies sont envisagées jusqu’aux sommets du Massif, les précipitations devraient esquiver durablement notre région.

Etant donné l’évolution des modèles de prévision ces derniers jours, et leur relative bonne fiabilité jusqu’au prochain weekend, il paraît peu vraisemblable qu’un changement significatif de tendance ne soit encore possible d’ici cette échéance.
Dès lors, la fonte du manteau neigeux, qui s’accélère désormais sous l’effet d’une douceur une nouvelle fois remarquable dans notre Massif (+9.3 °C cette après-midi à 15 heures 30) et qui devrait durer encore à minima une semaine, sans compter l’humidité et le vent au passage du front évoqué ci-dessus, semble inéluctable et ne devrait trouver aucun obstacle capable de se dresser en travers de son chemin.
En début de semaine prochaine, le courant perturbé devrait davantage s’enfoncer dans le continent nord africain. Il en résulterait la constitution d’un vaste anticyclone sur l’Europe centrale, qui pourrait se propager ensuite aux régions nordiques.

Notre région se trouve au carrefour de toutes ces influences (talwegs en provenance de l’océan Atlantique, dépression méditerranéenne, hautes pressions à l’est de notre pays). Dans ce contexte, l »origine des masses d’air n’y serait pas vraiment franche, mais nous pouvons noter, sur l’illustration ci-dessous, l’absence de sensations réellement hivernales en altitude, avec l’isotherme du zéro degré durablement situé au-delà des crêtes du Massif.

Notons également l’éloignement de notre région des masses d’air les plus froides, sur le nord-est du continent américain et la Russie. Dès lors, rien ne permet d’affirmer aujourd’hui qu’elles pourraient déferler, à court terme, en direction de notre région. Seulement, d’ici-là, nous aurons dépassé le milieu de l’hiver climatique et il n’en restera de fait qu’un peu plus d’un mois. Si nous ne pouvons exclure un nouvel épisode neigeux dans notre Massif avant ce printemps, nul doute désormais qu’il se produirait ici, une nouvelle fois, avec des pâturages qui auraient retrouvé leur teinte habituelle de l’hiver, soit le vert déclinant sur le brun. Cette perspective n’est certes pas réjouissante pour celles et ceux qui apprécient les différences entre les saisons de notre climat tempéré, mais il s’agit de la réalité de nos hivers sous l’ère du réchauffement climatique.
Pour ce qui concerne la tendance ultérieure, soit au-delà d’une semaine, mieux vaut ne pas encore l’évoquer pour l’instant, tant la fiabilité est nulle. Les modèles de prévision ne sont en effet toujours pas en mesure de nous proposer un scénario péremptoire. Etant donné les nombreuses incertitudes sur l’influence et le positionnement des deux principaux acteurs, soit le courant perturbé sur l’océan Atlantique et les hautes pressions continentales, cette situation n’a rien d’extraordinaire. Dès lors, nous pouvons aujourd’hui envisager tous les types de temps possibles ici en hiver à l’échéance de la fin de semaine prochaine…

